Transmettre, la plus belle réussite de Raymond Landry
À première vue, Raymond Landry est un entrepreneur accompli. Après une carrière dans le secteur bancaire, il s’est lancé en affaires avec son épouse. Ensemble, ils développent un groupe d’entreprises avec ses fidèles partenaires et collaborateurs. Les affaires connaîtront une croissance remarquable grâce à une équipe formidable.
Aujourd’hui encore, à 77 ans, il continue de travailler et de transmettre son expérience. Mais lorsqu’on l’écoute parler, on découvre rapidement que ce qui l’anime, c’est de faire grandir les gens.
Il fait un don de 200 000 $ à la Fondation Hôpital Charles-LeMoyne, destiné au service de rhumatologie. Chez lui, le don dépasse largement la notion d’argent. C’est une façon d’être. Une manière de contribuer à quelque chose de plus grand que soi.
Pour cet entrepreneur, la réussite est un moyen de transmettre. Lorsqu’il raconte son parcours, Raymond Landry parle moins de chiffres et de performances. Il souligne ce qui se trouve derrière les décisions : les personnes, les apprentissages et la confiance. Cette vision l’a naturellement conduit vers le mentorat. Aujourd’hui, il accompagne des entrepreneurs en partageant son expérience. Et aide d’autres personnes à concrétiser leurs projets.
Sa philosophie de gestion repose notamment sur une conviction simple :
La job du patron, ce n’est pas de donner des ordres. C’est de donner de la confiance.
Raymond Landry
Pour lui, une erreur n’est pas nécessairement un échec. Elle peut devenir une occasion d’apprendre. À condition d’avoir le courage de la regarder en face et de chercher une solution.
Redonner au suivant est un fil conducteur qui traverse sa vie.
S’il est une histoire qui résume bien Raymond Landry, c’est celle de son fils. Lorsqu’il manifeste le désir de se joindre aux affaires, son père ne lui ouvre pas simplement la porte. Pendant un an, ils se rencontrent chaque samedi matin. Pour travailler ensemble sur un plan d’affaires et réfléchir aux possibilités. Pour construire, étape par étape, un projet qui deviendra le sien. Aujourd’hui, son fils dirige les activités.
Pour lui, donner ne signifie pas toujours remettre de l’argent.
Toute notre vie est faite de dons. Donner parce que nous sommes tous profondément interreliés.
Raymond Landry
Son engagement envers l’Hôpital Charles-Le Moyne s’inscrit dans cette même vision. Il est reconnaissant des soins qu’il a reçus en rhumatologie. Et a choisi de remettre 200 000 $ afin de soutenir ce secteur. Il souhaite faire avancer la recherche et acquérir des équipements de pointe. Permettre de mieux comprendre ces maladies rhumatologiques, auto-immunes et rares.
Un geste majeur pour attirer l’attention sur l’importance de soutenir notre système de santé. Pour lui, la valeur d’un don ne se mesure pas à son montant. Ce qui compte, c’est l’élan collectif.
On est connectés ensemble. On a besoin les uns des autres tout le temps.
Raymond Landry
C’est aussi pourquoi il a accepté que son engagement soit rendu public. Lui qui privilégie habituellement la discrétion. Comme il l’écrit lui-même :
Mon nom n’est pas un monument. C’est un signal de ralliement.
Raymond Landry
Son nom devient ainsi une invitation à se joindre au mouvement, chacun à sa mesure.
Raymond Landry parle souvent de l’impermanence. Cette idée que rien ne demeure exactement comme il est. Les entreprises changent, les générations se succèdent, les situations évoluent.
Alors, que reste-t-il? Les connaissances qu’on a transmises. La confiance qu’on a donnée. Les liens qu’on a cultivés. Les gestes qui continuent leur chemin après nous.
Son don s’inscrit dans cette continuité. Il représente une nouvelle façon de bâtir l’avenir.
Christine Althey, Directrice, dons majeurs et planifiés, Raymond Landry et Nathalie Boudreau, Présidente-Directrice générale de la Fondation