Derrière chaque diagnostic, une vie qui attend des réponses 

«J’avais des sueurs, puis je me disais ça allait être grave parce que lui, la manière qu’il me parlait, c’était grave. »

Ce jour-là, en portant machinalement la main à son cou, Gilles sent une petite bosse. Il n’y voit rien d’alarmant. Mais son épouse l’encourage à consulter.

Il obtient rapidement un rendez-vous avec le Dr Charbonneau, à l’Hôpital Charles-Le Moyne. Il s’y rend sans trop s’inquiéter, convaincu qu’il ne s’agit de rien de grave.

Mais dès les premiers instants, le ton change.

«Gilles, non, non, non, ce n’est pas juste une petite bosse, c’est important.»

Gilles Fortin comprend immédiatement que quelque chose ne va pas. Son médecin lui demande d’annuler son voyage prévu en Floride. Les examens s’enchaînent. Dès le lendemain, Gilles se retrouve en salle d’opération pour des investigations supplémentaires.

Puis le diagnostic tombe. Un cancer. Agressif.

La tumeur est inopérable. Gilles devra suivre des traitements de radio-oncologie.

Gilles se souvient de cette période. Les allers-retours à l’Hôpital. Les nuits difficiles. Les questions qui tournent sans cesse dans sa tête.

Et surtout, ces mots qui ne le quittent plus :

«J’avais toujours ce maudit mot-là dans la tête : tumeur, cancer, tumeur…»

Cinq ans plus tard, en racontant ces souvenirs, l’émotion est toujours aussi vive. Au milieu de cette épreuve, la confiance envers son médecin lui apporte un immense réconfort. Gilles n’a jamais oublié ces paroles du Dr Charbonneau:

«Gilles, on ne te lâchera pas.»

Et lorsqu’il obtient enfin des réponses sur sa maladie et les traitements à venir, quelque chose change. Il sait qu’il ne traversera pas cette épreuve seul. Une reconnaissance qui vient du cœur.

«Ça m’a libéré. Puis là je savais qu’en sachant où on s’en allait, je faisais confiance aux médecins.»

Aujourd’hui en rémission, Gilles mesure toute la chance qu’il a eue. Il parle avec émotion des personnes qui ont pris soin de lui. Son médecin, les infirmières, tous ceux qui l’ont entouré avec compétence et bienveillance.

Il est convaincu que la rapidité de sa prise en charge et les avancées de la médecine ont joué un rôle déterminant dans son histoire.

« Si mon médecin, la médecine d’aujourd’hui, l’Hôpital Charles-Le Moyne n’avaient pas cette avance-là, je ne serais peut-être pas là à vous parler aujourd’hui. »

Déjà donateur de la Fondation Hôpital Charles-LeMoyne avant sa maladie, Gilles poursuit son engagement avec une conviction encore plus forte.

Il sait ce que représente l’attente d’un diagnostic. Et il souhaite que d’autres puissent recevoir les mêmes soins et la même attention que lui.

C’est pourquoi le projet d’aménagement de la nouvelle unité de soins au 6e étage de l’aile Nord de l’Hôpital lui tient particulièrement à cœur. Elle permettra notamment d’augmenter le nombre d’examens diagnostiques réalisés à l’Hôpital.

« Plus vite tu vas le découvrir, plus vite tu vas être soigné. »

Pour Gilles, chaque don compte, peu importe son montant.

« Tu n’es pas obligé d’être riche pour donner. Chaque petit dollar est important pour une bonne cause. »

Aujourd’hui, sa reconnaissance se transforme en un geste de générosité pour les patients qui viendront après lui. Son message aux donateurs est simple, mais rempli de sincérité :

« S’il vous plaît, arrêtez pas de donner. »

Faire un don pour les patients comme Gilles

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